Fallen Wolves
Bienvenue sur Fallen Wolves,

Entendez-vous les hurlements poussés par vos confrères ?
Resterez-vous tranquillement à regarder et faire semblant de ne rien entendre ? Bien sur que non, vous allez participer dans ce monde sans pitié qu'est le notre !

Bonne chance.


Un vent de Rébellion semble animer nos Terres. Serez-vous à la Hauteur ?
 
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 I love my mom ~ Libre

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Taïga
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MessageSujet: I love my mom ~ Libre   Lun 10 Aoû - 17:43




I love my mom.
Enfant de lumière et ?


Tu as vu le monde. Tu l'as eu au bord des lèvres, sans savoir quoi dire. Et demain, tu te réveilles avec cette lueur immonde. Pour réaliser qu'il n'y a plus rien à dire.
Tu l'as vue, souffrante. Tu es persuadé que c'est cette maladie qui ronge les os et vous sépare un peu plus à chaque nouveau réveil. Tu t'inquiètes, maladivement. Tu ne veux pas voir cette mère disparaître lors d'une énième escapade liée à son titre de Bêta. Non, tu ne veux pas. Tu as prêté l'oreille aux discussions environnantes, attentive aux médisances. Ton regard se promène sur eux. Ils t'ont vu naître. Ils t'ont observé grandir, qu'ils aient participé activement à ton éducation ou simplement veillé sur tes arrières lors de tes premiers pas hors de la tanière. Ça a été maladroit. Ça a fait la fierté de bon nombre, sans que le secret ne soit éventé. Personne n'ira avouer que c'est sécurisant de voir les derniers mômes de la meute sevrés et conscients des dangers qui pèsent sur leurs petites silhouettes.
Lentement, tu as saisis quelques bribes d'un dialogue qui s'avère intéressant. Très intéressant. Il est question d'un ruisseau. Tu t'es lentement insinuée entre les squelettes massifs qui menacent de t'écraser d'un geste indolent. Homicide involontaire. Ils n'y peuvent rien si tu es minuscule. « Vous parliez d'un ruisseau… » Les iris sont tournés dans ta direction, un peu intrigués. Ils ont cessé d'articuler ces mots qui avaient un intérêt certain à tes yeux d'enfant inquiet. « Vous parliez d'un ruisseau. » Tu t'impatientes un peu, affublée de ton sourire désarmant. Le premier opine derechef. C'est un Delta. Tu le sais, tu l'as déjà vu revenir avec le butin des proies Sans-Souffle. « Le Ruisseau Guérisseur. Il est réputé pour venir à bout des plaies les plus graves. » Tes grandes prunelles océaniques s'arrondissent sous la surprise. « C'est à dire ? Toutes les blessures, sans exception ? Vous avez déjà vu le miracle ce produire ? Est-ce instantané ? Est-ce douloureux ? Les cicatrices peuvent-elles aussi être soignées ? Justement, des cicatrices, est-ce que les plaies guéries en laisseront ? » Tu ne t'arrêtes plus de parler. Ils ne peuvent freiner ce flot ininterrompu de phrases trop élaborées pour une enfant de ton âge. Tu trépignes, t'agaces de ces réponses qui se font attendre. Ils échangent une œillade gênée, comme s'ils étaient bien peiné de t'expliquer quoi que ce soit. Tu sens ce sourire faner. Ils n'ont pas conscience des espoirs laminés. De tous ces rêves qu'ils détruisent sans te ménager. Sans même le réaliser. « C'est seulement des légendes. Tu es trop naïve Taïga. Si de telles choses existaient véritablement, penses-tu vraiment que nous aurions tant de mal à soigner nos malades ? »
C'est mal de rêver ? C'est mal de cultiver un semblant d'innocence ? Tu ne sais. Ça fragilise ton palpitant qui rate un battement. Tu tâches de faire abstraction de la meurtrissure qui déchire ta poitrine frêle. Tu continues de sourire, pour faire bonne figure, avant de t'éloigner sensiblement, non sans un remerciement. Tu te retournes à-demi sans avoir atteint l'entrée de la tanière. « Cet endroit, il est où ? » Le Delta hésite un instant. « Il faut marcher quelques heures vers l'Ouest. Il est près des frontières. » Tu acquiesces silencieusement. Tu n'entends pas ses recommandations. Tu n'imprimes pas que tu ne dois pas filer seule. Surtout pas en douce. C'est mal. C'est mal ?
Tu es certaine que, si ça peut soigner Maman, ce n'est pas mal. Du moment que c'est bénéfique à quelqu'un, c'est bien. Puis, tu réalises l'absurdité de ce raisonnement. Tuer est bien, aussi, dans ce cas. Lorsqu'ils tuent, les monstres ne le font-ils pas pour le bien de quelqu'un, même d'eux-même ? Tu chasses cette pensée insipide. Tu éloignes ces tourments anormaux de tes pensées d'enfant, et tu te presses là où il n'y a personne.
Tu essaies d'être discrète, bien sûr. Tu as appris la filature, même si le résultat n'est pas probant. Tu veux être la meilleure. Pour Maman.
Tu bâilles en marchant. En déambulant. Tu ne sais même pas si tu es sur le bon chemin. Tu tends l'oreille, comme à ton habitude. Tu fatigues, très vite. Mais tu continues. Tu tiens bon. C'est ridicule, mais c'est toi. Les yeux mi-clos, tu te lasses de ne rien percevoir, si ce n'est le chuchotement lancinant du silence qui frappe à tes tympans. Tu continues. Tu marches, encore.
La panique te submerge tôt ou tard. Tu n'aimes pas être si loin des tiens. Tu n'es pas de ces sauvageons qui s'éclipsent et se sentent chez eux où qu'ils aillent. Même chez les voisins. Non.
Toi, tu es une froussarde.

Un craquement. « Maman ? » Question purement rhétorique. Ta mère n'est pas ici, tu le sais pertinemment. Ne serait-ce parce que son odeur n'est nulle part. Tu as envie de pleurer. Tu as envie de hurler pour que quelqu'un vienne te chercher. « Mamans ! » Mamans au pluriel. Parce qu'au point où tu en es, que ce soit Anïouk ou Kaala t'est égal. Tu veux seulement que l'une de tes mères se manifestent pour te ramener auprès de cette chaleur rassurante. Tu commences à courir. Sûrement dans la mauvaise direction, pour ne pas changer. C'est ça qui hante ton esprit. Cette fois-là où tu t'es perdue. Puis, tu te souviens. Cette fois-là, elles sont venues te chercher. Pas une. Les deux mamans étaient là, peut-être en colère. Tu te rappelles seulement avoir été apaisée par ces deux visages connus depuis toujours. Tu souris à ce moment que tu chéris. Un peu tranquillisée, tu te souviens de certaines leçons. Chercher un repaire.
Depuis combien de temps marches-tu ? Ton regard se porte sur les cieux clairs. Il est aux environs de midi. Le soleil à son zénith frappe ta nuque, malgré les épaisses cimes qui te cachent partiellement. Trois heures, au moins. C'est réconfortant. Tu ne dois plus être loin.
Les yeux hermétiquement clos, tu cherches le bruissement caractéristique des cours d'eau. Tu n'entends rien. Tu ne te décourages pas pour autant, et poursuis ton chemin hasardeux.
Bientôt, tu perçois le doux fredonnement et l'accueille avec un bonheur à peine croyable. Tu es arrivée ! Tu es parvenue à te débrouiller sans l'intervention d'un adulte pour te protéger. Tu te dépêches, ragaillardie par cette idée. Tu te penses un peu plus grande. Tu n'es plus un louveteau qu'il faut préserver. Pourtant, tôt ou tard, tu devais revenir à la réalité.
Celle qui fait mal.

« Je peux y aller ! Je peux… y aller ? »
Tu scrutes l'eau qui serpente en contrebas. Pourquoi ? Pourquoi n'as-tu pas réussi ? Tu ne sais pas. Tu as essayé, pourtant. Désespérément. Tu t'excuses silencieusement auprès de celle que tu voulais aider. Cette mère immaculée que tu désirais si ardemment secourir. Soigner de son mal que tu ne comprends pas. Sécher ses cils. Éloigner cette souffrance sibylline de son regard qui ressemble tant au tien.
Lèvres pincées, tu as refusé de renoncer.
Tu as remarqué un chemin escarpé qui longe le promontoire pour rejoindre le ruisseau plus bas, non sans avoir quelques morceaux échoués. Tu essaies de faire passer ça pour un jeu. C'est plus facile si tu ne ressens pas le danger imminent. Si tu n'es pas consciente - du moins pas totalement - de la mort atroce qui t'attend aux pieds des rocheuses.
Ce n'est pas si haut.
Lentement. Prudemment. Tu t'engages sur cette voie périlleuse en avançant à tâtons. La boue qui règne te dégoûte très franchement. Tu réalises qu'en contournant un peu le précipice, tu aurais pu descendre sainement plus loin, après que la colline se soit aplanie. Tu ne rebrousses pas chemin pour autant.
Tu continues, maladroitement, à progresser dans cette unique allée escarpée. Tu parviens à la moitié après une heure de battement hasardeux d'un cœur qui a peur. Tu es terrifiée. Tu trembles et tes coussinets glissent.
Ça dure un certain temps, mais tu arrives à la fin de la route. Sans blessure, non. Peut-être quelques écorchures. Tu t'étires avant la dernière étape. Deux heures que tu luttes contre le sommeil qui s'accroche à tes iris bleutés. Un bâillement.

Et c'est la chute.

Tu réprimes quelques couinements qui meurent dans ta gorge. Tu ne tombes pas de haut. Tu ne meures pas, malgré ton palpitant qui menace de flancher. Tu es seulement terrorisée.
Le blanc est souillé par les monceaux terreux sur lesquels tu roules. Tu dévales une minuscule pente. Aussi petite que toi, mais étonnamment conséquente du point de vue d'un môme. Tu as envie de pleurer. Tu le fais, sûrement. Après avoir repris tes esprits et jeté des coups d'œil inquiets aux alentours. Tes muscles sont douloureux. Tu as trop marché. Tu es fatiguée. Lentement, tu rampes jusqu'à l'eau que tu lapes. C'est là que tu remarques que tu es assoiffée. Affamée. Que tu en as marre et que les larmes ont déjà commencé à dégringoler.

Tu hurles, complètement désespérée. Tu ne demandes pas d'aide. Tu n'articules aucun message de détresse dans ton chant trop triste. Tu brises seulement ce silence qui t'accables et ferme les yeux le temps de sombrer.

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Anïouk
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MessageSujet: Re: I love my mom ~ Libre   Dim 30 Aoû - 14:01

Toujours là pour toi
Taïga & Anïouk
PENDANT QUE L’ON ATTEND DE VIVRE, LA VIE PASSE. ~ Sénèque ~
Passe la souris sur l'image, tu verras c'est magique…

Il y a des semaines, peut-être même des mois que je sens ce mal me ronger peu à peu de l’intérieur. Mais je n’en ai rien dit tant que je pouvais le cacher. Parce que je suis une Bêta et que mon rôle est de veiller sur les autres avant même de veiller sur moi. Et j’ai multiplié mes efforts pour que rien ne transparaisse, jamais. Mais à chaque fois que ma fille pose sur moi son regard interrogateur si semblable au mien, mon cœur se sert. Je sais qu’elle aimerait tout connaitre de lui, mais je ne veux pas en parler. C’est trop tôt, la plaie que ce père dont elle ignore jusqu’au nom ne s’est pas encore refermée et elle saigne toujours de son silence, de son indifférence. Mais ce secret que je cache me ronge sans cesse davantage et à chaque réveil, une nouvelle distance se creuse entre la petite immaculée et moi. Je sais que seul l’aveu que je redoute tant brisera cette barrière. Toutefois, je ne peux pas. Nous ne sommes pas prêtes, ni elle, ni moi. Alors je me contente de la regarder grandir de plus loin, en silence, tandis que Kaala prend peu à peu une place plus importante dans sa vie. J’ai peur qu’elle ne m’oublie, qu’elle ne me considère plus comme sa mère, qu’elle croie que je ne l’aime pas. Et pourtant, je reste silencieuse, l’aimant de tout mon cœur.

Ce matin-là, je n’échange pas un mot avec celle qui est mon monde. Je vais prendre mes ordres auprès de ma sœur et je laisse Taïga faire ce que bon lui semble. Je sais que les autres veillent sur elle du coin de l’œil. Alors que j’écoute le rapport des Sentinelles aux côtés de mon Alpha, je ne peux que voir le soleil de mon cœur parler avec un Delta au pelage aussi blanc que le sien. Nous sommes nombreux, les loups arctiques parmi la Fleur de Lune. A cet instant, alors que j'observe ma fille, un nom me revient. Draegan... Même si son regard est le mien, Taïga a les mêmes attitudes que ce loup déchu. Et ce n’est pas innocent, ils partagent plus que des ressemblances. Ils partagent le même sang. Et alors que je ne fais plus mon devoir, perdue dans mes pensées, je ne peux m’empêcher de le trouver beau à nouveau. Des mois déjà que nous n’avons pas parlé et je sens au fond de moi que je n’ai jamais cessé de penser à lui, de l’aimer. Mais j’ai choisi la meute plutôt que lui et ce regret qui me ronge n’en est pas vraiment un.

C’est la voix de Kaala qui me ramène à l’instant présent et je pose de nouveau mon regard sur le Gamma. Les nouvelles sont bonnes, rien d’inquiétant depuis que Zagan et Sarya ont pris la tête de la Plume de Sang. Toutefois, ma sœur a décidé de rester sur ses gardes et les patrouilles de Guerriers et de Sentinelles sont plus nombreuses. Nous savons toutes deux qu’une guerre est à redouter à chaque instant et cette inquiétude se mêle à la tristesse que j’éprouve. Epuisée alors que le soleil a à peine atteint son zénith, je finis par demander à ma sœur de pouvoir prendre un peu de repos. Alors que je me dirige vers mon repaire, j’observe les alentours. Alkaïne est là qui suit Kaala mais aucune trace de ma fille. Mon cœur se serre et je sens que quelque chose ne va pas. J’oublie ma fatigue et je questionne quelques loups avant de me rendre à l’évidence : personne ne sait où Taïga peut être. Mon impression qu’un malheur lui était arrivé se transforme subitement en une certitude. Le mieux serait de demander à Eden ce qu’ils ont bien pu se dire mais je ne peux pas. Alors je me contente de retourner au dernier endroit où je l’ai vue. Son odeur est ténue mais c’est suffisant.

Quittant la meute sans prévenir quiconque, je m’élance à travers les bois. Cela doit faire des heures qu’elle est partie et les ancêtres seuls savent ce qui a bien pu lui arriver. Mais l’amour d’une mère est bien plus fort que n’importe quelle fatigue et je cours pendant bien deux heures sans ralentir un seul instant. Je me dirige vers le nord. Qu’y a-t-il là-bas qui ait attiré ma petite fille si peu aventureuse pourtant si loin de chez elle ? Je finis par être à bout de souffle et je suis forcée de ralentir l’allure. Ici, l’odeur est plus forte. Je me rapproche, je le sens. Bientôt, le murmure d’un cours d’eau me parvient. Et je crois comprendre. Le Ruisseau guérisseur. Mais qu’a-t-elle voulu soigner pour courir jusqu’ici ? Soudain, je me fige. Une autre odeur, celle d’un Plume de Sang. Ma fille est en danger. Je me tapis sur le sol, prête à bondir sur l’agresseur, prenant soin de venir contre le vent. Et puis, je me fige. Un jeune loup au pelage noir et blanc aide Taïga à marcher jusqu’à la rivière en contre-bas. Je descends le chemin tortueux rapidement, trop rapidement, manquant de chuter à plusieurs reprises. Cela m’est égal, je dois porter secours à ma fille. Je culbute sans ménagement l’intrus pour l’écarter de ma fille et, me plaçant entre eux deux, je montre les crocs. Le message est clair, c’est une menace de mort.



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Bailey
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MessageSujet: Re: I love my mom ~ Libre   Ven 4 Sep - 18:48

I love my mom
Feat Taïga & Anïouk

Tu ne te sens pas à ta place dans cette meute qui t’a accueilli sans broncher, toi le fils inconnu de leur guérisseur. Trop d’animosité et des cœurs qui ne battent pas à l’unisson du tien. Sauf deux. Celui de ce Delta que tu connais encore si peu et de ta sœur qui est ton monde à présent que celui que tu as connu jadis s’est effondré. Mais tu te tais et tu subis ce heurt à ta nature calme et pacifiste en silence, conscient que tu ne peux t’opposer à ces nouveaux Alphas. Rien de tout cela ne t’empêche de ne pas avoir confiance, de craindre de les voir se retourner contre leur propre meute.

Ce matin, alors que le soleil pointe à peine à l’horizon, le malaise est trop grand. Tu prends une décision sans consulter personne et tu quittes la meute pendant que les tiens –oui, il faudra bien que tu apprennes à les désigner ainsi- dorment encore. Tu ne sais pas où tes pas vont te guider. Tu te contentes de poser ton regard or et azur sur ce que la nature lui offre et tu apprécies ce sentiment nouveau, celui de la solitude qui n’est plus une punition mais plutôt une délivrance. C’est peut-être la première fois que tu es vraiment seul. Même dans ce trou noir dont ta mère bouchait l’entrée, il y avait ta sœur, petite louve sans défense. Aujourd’hui, il n’y a que toi et la nature. Le vent joue dans les feuilles des arbres une douce mélodie que tes oreilles écoutent avec attention. Le soleil darde sur toi ses rayons qui te réchauffent. Tu n’en as pas vraiment besoin, ton pelage est déjà bien trop épais pour la saison mais tu as décidé d’apprécier chaque chose que ce jour a à t’offrir. Il t’aurait offert la pluie que tu ne te serais pas défilé pour autant.

Tu as perdu depuis longtemps déjà la notion du temps. A la place du soleil dans ce ciel sans nuage, tu devines que l’après-midi est déjà bien entamée. Ta course qui n’a d’autre but que celui d’échapper à ceux que tu ne parviens pas à considérer comme les tiens t’a mené plus loin que tu ne le pensais. Les odeurs qui t’entourent ne sont plus celles de la Plume de Sang ni même celles de Déchus. Un instant, le doute fait battre ton cœur plus vite. Serais-tu entré sur le territoire d’une autre meute sans t’en rendre compte ? Si c’est le cas, tu dois retourner au plus vite sur tes pas avant de rencontrer une Senti... C’est alors que tu l’entends. C’est comme le bruit d’une chute, d’un animal qui tombe. Tu crois avoir rêvé. Le chant d’un ruisseau te parvient et tu te rassures en pensant que ce n’était que le fruit de ton imagination. Jusqu’à ce hurlement qui brise cette certitude. Tu comprends la détresse dans l’appel à l’aide. Tu ne t’en rends compte qu’un moment après mais déjà tu cours vers la source du cri. Tes muscles sont un peu douloureux de cette longue marche mais tu ne faiblis pas. Quelqu’un a besoin d’aide et, bien plus fort que ton instinct de conservation, ton altruisme et ton envie de soulager les autres de leurs maux te poussent vers ce qui pourrait être un piège sans que l’idée ne te traverse l’esprit un seul instant.

Ta course effrénée s’arrête nette au bord d’une pente très abrupte. Un chemin y est tracé cependant. Là-bas, sous toi, tu vois la silhouette immaculée d’un loup. Non, pas un loup mais plutôt un louveteau. Tu descends sans plus attendre et bientôt tu manques de tomber à ton tour dans ta précipitation. Tu reprends ta descente avec plus de prudence et après ce qui te parait une éternité, tu arrives enfin auprès de celui que tu souhaites aider. Il ne bouge pas et tu crains un instant qu’il soit parti rejoindre ses ancêtres. Tu t’approches sans chercher à dissimuler ta présence pour ne pas l’effrayer. Elle finit par regarder vers toi et tu ne caches pas ton soulagement. Une louvette au pelage blanc comme la neige et au regard couleur de l’océan. Si cette rencontre avait eu lieu à un autre moment, dans un autre lieu et dans une autre vie, tu n’aurais sans doute pas était insensible à sa grâce et à sa beauté somme toute liée à ses traits que prêtent l’enfance. Quelques mètres te séparent d’elle lorsque tu décides qu’il est temps de te présenter et de lui proposer ton aide.

-Bonjour, je suis Bailey. Je suis apprenti guérisseur. Je t’ai entendu hurler et je voulais savoir si tu avais besoin d’aide. Comment tu t’appelles ? Tu es blessée ?

Tu lui proposes de l’aider à marcher jusque dans l’eau. Tu lui expliques que le froid apaisera ses douleurs et qu’il l’empêchera de tomber dans les pommes, ce qui ne serait pas vraiment une bonne chose. Tu lui proposes ton épaule comme appui mais à peine s’est-elle redressée et a-t-elle esquissé quelques pas que quelque chose te percute à pleine vitesse. Non, pas quelque chose, une louve. Une Fleur de Lune. Même regard océan, même pelage d’albâtre. Tu devines sans peine qu’elle est la mère de la petite louve blessée. Sans réfléchir plus longtemps, tu te couches sur le sol en signe de soumission. Pour la première fois depuis longtemps, les mots te font défaut. Tu balbuties avec peine quelques explications tout de même.

-J-je suis sincèrement désolé... J-je ne voulais pas enfreindre les frontières de votre t-territoire. J’ai entendu votre f-fille hurler  et j’ai accouru pour voir si elle avait b-besoin d’aide. J-je suis apprenti guérisseur et je voulais seulement aider. Je vous en prie, n-ne me faites pas de mal.


FICHE PAR DITA | EPICODE
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Taïga
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MessageSujet: Re: I love my mom ~ Libre   Ven 4 Sep - 20:28




Tu as vu cette vie. Tu as cru que c'était le Paradis.
Princesse des Larmes et Prince de l'Arène


Tu as vu. Tu as vu le Paradis dans son regard, et tu t'y es accroché.
La silhouette du ruisseau se profile. C'est si proche que tu pourrais sombrer dans ses eaux rapides en glissant à peine. Tu frémis délicatement, en songeant que ton sort aurait pu être pire. Ton hurlement s'est répercuté longuement, sans trouver de réponse. Personne n'a perçu la peur incisive qui a submergé ton être délicat.
D'un gémissement, tu tentes de te redresser lorsqu'une odeur étrangère s'insinue dans les environs. Les narines dilatées, tu pries silencieusement pour qu'un adulte traîne dans les environs. Pour qu'une âme bienfaitrice protège vos frontières. Tu sais qu'il n'est pas des vôtres, cet intrus. Tu sais qu'il est sûrement dangereux.
Pourtant, tu es incapable de fuir.
Ton corps rechigne à s'étirer pour bondir vers le salut. Ton âme elle-même est fatiguée. Épuisée de grandir dans un monde qui semble si inhospitalier. Tu n'as eu qu'un souhait depuis que tu es née : Protéger les tiens. Et, jusqu'à preuve du contraire, tu n'as fait qu'ennuyer ton entourage. Ce jour-ci n'est qu'une triste démonstration de ton incapacité à faire bien. A faire mieux.
Tu voudrais, en vain, être indispensable à cette famille qui te chérie depuis les débuts. Depuis les premières secondes de ton existence. Pour cette mère qui se bat volontiers pour te mettre en sécurité. Pour assurer cet avenir qui s'annonce incertain pour la génération à laquelle tu appartiens. « Bonjour, je suis Bailey. Je suis apprenti guérisseur. Je t'ai entendu hurler et je voulais savoir si tu avais besoin d'aide. Comment tu t'appelles ? Tu es blessée ? » Un peu troublée, tu dardes deux iris inquisiteurs sur la silhouette du dénommé Bailey. Les blessures ne sont pas si douloureuses. Juste un peu gênantes. Maladroitement, tu te redresses à-demi, devenue muette. Tu ne sais quoi répondre. A l'odeur, tu ne saurais dire précisément à quelle meute il appartient. Tu ne sais qu'une chose : Il n'est pas dans une posture idéale.
Il n'est pas auprès des siens.
Il n'est pas protéger par ses frontières.
Il n'est qu'un inconnu qui a pénétré chez ses voisins, et prend le risque d'être attaqué violemment.
Tu l'écoutes attentivement, lui et ses recommandations. Tu t'exécutes sans entrain, glissant un à un les membres qui se révèlent être souffreteux. Tu remarques quelques égratignures dans la pelisse souillée, sans être décidée à entrouvrir ces lèvres noirâtres qui se pincent à l'extrême. Pourtant, avant même que tu ne sois immergée dans cette eau claire et pure, une silhouette immaculée bouscule l'intrus. Il est repoussé sans ménagement, sans comprendre ce qu'il vient de se produire. Tu es presque navrée pour lui.
Il n'a rien fait de mal.
Tu voudrais le signaler. Tu voudrais faire remarquer à ta mère furibonde que ses intentions ne sont pas mauvaises. Pourtant, à son regard, tu saisis que le mâle ne vient pas des bonnes contrées.
Vaguement, tu saisis. Dans ton crâne, un déclic s'effectue, et une détonation résonne dans un coin reculé. « Un Plume de Sang… » Tu es presque fascinée. Tu n'as encore jamais vu des loups provenant de ces lieux maudits. Beaucoup murmurent, à la tanière, qu'ils sont mauvais et qu'ils tuent sans réfléchir.
Pourtant, même si tu étais vulnérable et exposée, il n'a pas essayé de te toucher. Il ne s'est pas montré hostile. Un peu tremblante, sûrement gelée, tu décris quelques bonds dans la direction du conflit. « Je suis sincèrement désolé… J-je ne voulais pas enfreindre les frontières de votre t-territoire. J'ai entendu votre f-fille hurler et j'ai accouru pour voir si elle avait b-besoin d'aide. J-je suis apprenti guérisseur et je voulais seulement aider. Je vous en prie, n-ne me faites pas de mal. » Tu fronces un peu les sourcils devant cette démonstration active de soumission. Il a peur. Il est un peu plus âgé que toi. Mieux bâtit. Plus fort.
Néanmoins, il ne tente rien d'idiot. Il ne cherche pas à se défendre. Il ne tisse pas de mensonges pour justifier sa présence, et ne menace pas de représailles s'il est tué. Touchée par son héroïsme, tu approches lentement de la silhouette de la Bêta mécontente. Tu remarques à son air que tu lui as causé autant de peine que d'inquiétude. Ton museau humide disparaît dans sa fourrure ivoirine et dépose un léger mordillement à la naissante de son épaule. « C'est un gentil, maman ! Je suis tombé, et il est venu. Tu lui feras pas de mal, pas vrai ? C'est mon ami. »
Tu réalises que les mots dépassent la pensée. Bien sûr, tu as de l'affection pour lui. Tu es certaine, surtout, qu'Anïouk ne tentera jamais rien sur les êtres que tu juges bénéfiques à ton existence. Tu es convaincue que, si plus tard ton choix se portait sur un mâle d'une meute adverse, elle ne t'empêcherait pas d'être heureuse.
Du regard, tu insistes un peu. Tu te montres aussi valeureuse que le Lupus de la Plume de Sang, avant de te détourner et trotter vers lui. Tes gestes sont plus saccadés qu'à l'accoutumée. Moins précis. Les membres potelés sont douloureux, et ta mince poitrine se soulève difficilement. Tu n'as pas pour habitude de contredire cette mère que tu aimes plus que ta propre vie.
C'est la première fois que tu prends un autre parti que le sien, et cette sensation est étrange.
Pour étayer tes dires, ton museau touche celui du mâle assez jeune, avant de lécher sa joue. « Tu es un gentil Plume de Sang, Bailey ? »

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